
SAINT-FLOUR :
La ville est située sur un éperon rocheux et semble, comme les environs, avoir été occupé très tôt, dès le néolithique, ainsi que l'attestent les mégalithes (dolmens et menhirs) installés aux alentours. La ville haute constitue un joyau de vestiges architecturaux dont les maisons ont souvent conservé leur style Renaissance, et les rues convergent vers la place d'armes autour de laquelle se trouvent de nombreux monuments, à commencer par la majestueuse cathédrale Saint-Pierre (de style gothique, abritant un Christ noir, en bois, grandeur nature, datant du XVe siècle, unique en France). En face, la Maison Consulaire, érigée au XVI, siècle, abrite le musée d'Art et d'Histoire Alfred-Douêt. Par ailleurs, l'ancien palais épiscopal abrite le musée de la Haute-Auvergne qui renferme des collections d'objets d'art religieux ainsi que des meubles, costumes, instruments de musique... La ville basse conserve le pont Vieux, daté du XIII, siècle, et sur lequel était enfermée une recluse, personne volontaire, cloîtrée à vie pour prier pour la ville et ses habitants. Le territoire de Saint-Flour est labellisé Pays d'Art et d'Histoire. Des visites, guidées par un guide conférencier, sont proposées aux individuels, durant la période estivale, et pour les groupes sur réservation.
CHATEAU D'ALLEUZE :
Site en accès libre. Visite libre. Possibilité de visites guidées pour les groupes, sur réservation auprès de l'office de tourisme du pays de Saint-Flour. L'origine du nom d'Alleuze viendrait du mot latin allodium » signifiant l'alleu, domaine libre de toute sujétion, dont le seigneur ne relève d'aucune suzeraineté. L'histoire de cette forteresse, mentionnée en 1252, fut très tourmentée au fil des siècles et les habitants des alentours ne considéraient pas la bâtisse avec la même conception romantique des visiteurs actuels. Ancienne possession des évêques de Clermont, un certain « méchant bossu o, nommé Bertrand de Garlan, pillard à la solde des Anglais, s'en empara en 1382. Ravageant les alentours, l'évêque fut obligé de lui payer une rançon pour la restitution de sa forteresse. Mais las des troubles causés par ce château, les Sanflorains le démantèlent en 1405, au grand dam de l'évêque qui ordonna sa reconstruction. Les protestants prirent Alleuze en 1575. Puis, après la fin des guerres de religion, la forteresse tomba peu à peu à l'abandon. Il ne subsiste plus aujourd'hui qu'un corps de logis central, éventré, flanqué de quatre tours circulaires, mais le site, surplombant la retenue de Garabit¬Grandval, n'en demeure pas moins très pittoresque et sert de cadre un été sur deux à une grande fête théâtrale intitulée : le dit d'Alleuze