
LA CITE DE CARCASSONNE
Avec plus de trois millions et demi de visiteurs chaque année, la ville historique de Carcassonne est le monument le plus visité en France, après le Mont Saint-Michel. C'est la plus grande ville fortifiée d'Europe encore en état. Mais il a fallu plusieurs millénaires pour ériger ce formidable monument fortifié tel qu'on peut l'admirer de nos jours. Elle compte deux gigantesques remparts flanqués chacun de 26 tours, qui s'étalent sur près de 3 km. De la ville basse à la ville haute, le promeneur peut admirer les vestiges de plus de 2 000 ans d'histoire, laissés successivement par les Romains, les Wisigoths, et les Sarrasins. Carcassonne connut un rayonnement exceptionnel sous la dynastie des Trencavel de 1089 à 1209. A cette période se développa le catharisme. La restauration de la Cité, par Eugène Viollet-le-Duc fut très longue (de 1844 jusqu'à la mort de l'architecte en 1879, puis jusqu'en 1910, par son successeur). Certains critiquent le caractère insufflé par Viollet-le-Duc qui disaient-ils, imagina un XIII, siècle idéalisé. L'Unesco estime cette restauration exemplaire et en a fait l'un de ses critères de sélection pour le classement de la Cité de Carcassonne au patrimoine mondial en 1997. D'ailleurs cette vision quelque peu romanesque plaît au cinéma et les tournages dans la cité de Carcassonne sont fréquents (Kevin Costner y a tourné son «Robin des Bois«).
Le château comtal et son musée lapidaire sont à voir absolument, de même que la basilique Saint-Nazaire, le théâtre de la Cité, la porte narbonnaise et la tour du Tréseau. Une promenade dans les Lices est un moment d'intense émotion. La ville basse fui créé après la croisade sur la rive gauche de l'Aude: son plan en damier encore parfaitement visible aujourd'hui. Ses rues commerçantes et animées, ses places, ses hôtels particuliers méritent également une visite. La ville est riche et animée : elle vaut un séjour complet d'un point de vue historique, architectural et touristique.
CITÉ MÉDIÉVALE CHÂTEAU COMTAL
Cet ensemble fortifié est réputé imprenable depuis les travaux effectués par les rois de France Louis IX et Philippe III le Hardi au XIII, siècle. Pièce maîtresse du dispositif de défense de la frontière franco-aragonaise, elle perdit toute importance stratégique après la signature du traité des Pyrénées en 1659. Elle devint alors arsenal, puis entrepôt d'armes et de vivres sous l'Ancien Régime et la Révolution, puis réserve de pierres taillées pour les bâtisseurs locaux au XIX, siècle. Elle fut laissée à l'abandon deux siècles durant, jusqu'à ce que la mobilisation de Prosper Mérimée et d'érudits carcassonnais tels que Jean-Pierre Cros-Mayrevieille, la sauva d'une totale démolition. Un immense chantier de restauration fut confié par l'Etat français au célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc : ce dernier entreprit de reconstituer la forteresse dans son état idéal du XIII' siècle. Vaste chantier qui se poursuivit bien après sa mort, en 1879. Aujourd'hui, la Cité appartient pour partie à l'Etat (château, tours, murailles et lices), pour partie à la municipalité de Carcassonne. L'accès à la cité est libre, de jour comme de nuit. Par contre, l'entrée du château comtal et des différents musées est payante. A travers les meurtrières ou par dessus les créneaux, la Cité de Carcassonne offre de beaux points de vue sur l'Aude et la Bastide Saint-Louis, la chaîne des Pyrénées, la montagne Noire etc. De nuit, l'éclairage donne une ambiance particulière à cet extraordinaire ensemble architectural.
NARBONNE
Un lacis de ruelles moyenâgeuses, des façades
style Renaissance, un palais archiépiscopal flanqué de sa cathédrale : cette ancienne capitale de la Gaule narbonnaise ne ressemble à aucune autre ville. Fondée à la fin du Il' siècle avant notre ère, cette cité maritime fut l'un des ports les plus importants de l'Empire romain. L'ensablement du port entraîna son déclin à la fin du Moyen Age, mais l'expansion des vignobles au XIX' siècle lui rendit sa vitalité. Surnommée « le boulevard de la latinité», elle cristallise aujourd'hui encore les couleurs du sud.
Parmi les plus beaux édifices de la ville, on retiendra la Maison des Trois Nourrices, datée de 1558, exemple remarquable d'architecture privée Renaissance dans le Languedoc. Magistralement restaurée, elle doit son nom aux cariatides aux formes opulentes encadrant la baie à trumeau de sa façade sud.
A ne pas manquer: la place de l'Hôtel-de-Ville où l'on a mis au jour une portion de la via Domitia (première voie tracée en Gaule par les Romains); l'exceptionnel ensemble monumental palais des archevêques, cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur; le musée d'art et d'histoire et le musée archéologique ; l'Horreum romain (seul édifice de l'époque romaine visitable à Narbonne); le musée lapidaire et son spectacle audiovisuel.
Parmi ses enfants célèbres, Narbonne compte Charles Trenet, dont la maison natale est située au 13 de l'avenue Charles-Trenet (Tél) 04 68 90 30 66). Dans cette demeure aux mille souvenirs, sont évoquées l'enfance et la vie du chanteur, né en 1913 dans une famille musicienne et dont le grand-père exerçait le métier de tonnelier.