
DINAN
Campée sur les bords de la Rance, cette cité médiévale, classée Ville d'art et d'histoire existe depuis le XI" siècle. Guillaume le Conquérant la prit en 1065, épisode représenté sur la tapisserie de Bayeux. La ville doit ses remparts (les plus importants et figurant parmi les plus anciens de Bretagne) aux ducs de Bretagne. Cette impressionnante ceinture de 3 km, délimite une surface de 30 ha. Elle est dotée de quatorze tours, de portes monumentales et d'un donjon du XIV, siècle, pièce maîtresse de cette fortification, abritant le musée de Dinan, consacré à l'histoire locale. Cette enceinte a su protéger tout au long des siècles le charme des rues piétonnes, les demeures aux façades ouvragées et les maisons aux pans de bois dominant le pavé et accueillant nombre d'artistes et artisans d'art. Ce qui fait de Dinan l'une des villes de Bretagne les mieux dotées en patrimoine urbain et architectural du Moyen Age.
La rue du Jerzual conduit en pente raide jusqu'au port. A deux pas, la rue de l'Horloge avec sa tour offre un joli point de vue sur la vieille ville, émaillée de plusieurs anciens couvent: le couvent des bénédictines (XVII, siècle), le couvent des Cordeliers (XIII" siècle) et le couvent des dominicaines (XVII, siècle) qui accueille la bibliothèque. La basilique Saint-Sauveur (XII,, XV, et )8/1I, siècle), qui abrite le coeur de Du Guesclin, et l'église Saint-Malo, dont la construction s'est étalée du XV' au XIX' siècle, sont les autres édifices religieux de la ville.
MUSEE DU CHATEAU DE DINAN
Avec ses remparts et son donjon à mâchicoulis, ses collections d'art et d'histoire, mais aussi de mobilier et d'orfèvrerie, ce château est consacré à l'histoire locale.
MUSEE REMEMBER 1939-1945
Ce musée propose une exposition de plus de 2 000 pièces (du paquet de cigarettes au moteur d'avion), de nombreuses pièces d'artillerie et des véhicules d'époque, ainsi que plus de 20 mannequins en tenue d'origine. Un blockhaus est reconstitué avec son mobilier réglementaire, salle radio et casemate de tir avec sa pièce de 47 mm Skoda complète : une des seules restant en Europe.
LA CÔTE D'EMERAUDE
La lande autour de Fréhel est d'une beauté exceptionnelle: 400 ha paradisiaques et sauvages, dominant la mer d'environ 70 m. C'est un site rare à protéger particulièrement. Il est agrémenté de 24 km de sentiers côtiers parmi les plus beaux de France. Depuis la plage de Sables-d'Or-les-Pins, un sentier conduit au fort La Latte.
CAP FREHEL
Réserve ornithologique, le cap Fréhel compte parmi les sites les plus impressionnants de la Bretagne. Le tour du cap constitue une magnifique promenade entre bruyères et ajoncs. Par temps clair il arrive que les îles anglo-normandes soient visibles. Construit en 1950, le phare actuel porte à plus de 110 km et domine la mer de 103 m. A droite du cap se dresse l'illustre silhouette du Fort La Latte.
FORT LA LATTE, CHATEAU DE LA ROCHE GOYON — PLEVENON
A deux encablures des hautes falaises du Cap Fréhel, Fort La Latte est un rêve de pierre planté au milieu d'une lande rase qui se teinte du jaune des ajoncs, du blanc des aubépines et du mauve des bruyères au printemps. Vigie de pierre surplombant une mer d'émeraude, c'est l'une des forteresses les plus spectaculaires de Bretagne.
Vaisseau de grès rose, cette forteresse fut érigée au XIV, siècle, sur une pointe rocheuse entre l'anse des Sévignés et la baie de la Fresnaye, afin de défendre la côte contre les invasions danoises et normandes. Il fut d'ailleurs assiégé, par les Anglais puis par les ligueurs. A la fin du XVII' siècle, l'ensemble fut fortifié et prit la forme du rocher qu'il surplombe, à 60 m à l'aplomb de la mer. On y accède par un pont-levis avant de pénétrer dans la cour, entourée par le corps de garde, le logis du gouverneur, la citerne et la chapelle.
Maquillée pour les besoins du cinéma, la vieille forteresse de pierre a pris des poses de jeune première pour une bonne dizaine de films, parmi lesquels figurent «Ridicule» de Patrice Le comte, «Chouans!» de Philippe de Broca, et tes mémorables «Vikings», superproduction hollywoodienne avec Kirk Douglas et Tony Curtis.
Saint-Cast-le-Guildo
Presqu'île de la Côte d'Emeraude, pleine de charme avec ses sept plages de sable fin et ses paysages remarquables, Saint-Cast est idéalement située entre le Cap Fréhel et la Cité Corsaire de Saint-Malo. Station balnéaire de la fin du XIX, siècle, elle est une étape de choix sur le sentier du littoral, le GR34, qui borde la mer sur près de 20 km. Parsemée de somptueuses villas de caractère (Quartier de
De la Pointe de Saint-Cast, près du sémaphore, on peut admirer le Fort La Latte qui découpe ses puissantes mais élégantes murailles dans le proche horizon. Depuis la Pointe du Bay, d'un seul regard se laisse embrasser la baie de Saint-Malo. Le château du Guildo, à Crehen, était au XIV' siècle une imposante forteresse. Gilles de Bretagne y vécut au XV' siècle. Aujourd'hui, ses ruines se dressent encore sur les bords de l'Arguenon, face au petit port pittoresque du Guildo.
Une autre des richesses de Saint-Cast-le-Guildo est la conchyliculture. A marée basse, on observe les producteurs d'huîtres et de moules s'affairer dans les bouchots et les parcs à huîtres, pour le plus grand plaisir des gastronomes. En période de grandes marées, l'Office de tourisme propose des sorties guidées sur l'estran. Par ailleurs, tous les ans à la fin du mois de juin, le port du Guildo célèbre la Fête de l'huître, moment privilégié pour la dégustation de coquillages et de musique traditionnelle.
ILE DE BRÉHAT
Accès: par vedette, en 10 mn, toute l'année à partir de la pointe de l'Arcouest, au nord de Paimpol. Celle que l'on appelle aussi « I'lle aux Fleurs et aux rochers roses» est composée de deux îles principales reliées au XVIII' siècle par un pont construit sous les ordres de Vauban, cerné par un archipel d'une dizaine d'îlots.
Fondé par un moine, Saint Budoc, en 470, fortifiée au Moyen Age, l'archipel, point stratégique, fut l'objet d'âpres disputes entre Bretons, Anglais et Français durant les guerres de Succession de Bretagne, puis de nouveau le théâtre de rudes combats aux XV, et XVI, siècles au cours desquels tour à tour Anglais puis Espagnols le ravagèrent. Les décades héroïques de la fin du X1/111, et jusqu'au XIXe siècle, où corsaires mais également pirates et contrebandiers hantaient les mers .